lundi 26 juin 2017

Prix Benjamin

Mardi dernier, j'ai eu le plaisir d'aller à la rencontre des élèves des écoles de Saint-Benoît pour le prix Benjamin.
Très bien accueillie par tous, j'étais ravie de voir autant de mains se lever pour me poser des questions sur  "Qui a tué Renata ?", le roman et l'écriture. 
Ravie aussi de l'intérêt des enfants pour les rainettes ! 
A la fin d'un échange, certains étaient contents de raconter leur rencontre avec un amphibien, rainette, grenouille ou crapaud. Une  élève a tenu à préciser qu'on pouvait installer des tunnels sous les routes pour permettre aux animaux de traverser en toute sécurité. Les crapauducs, une belle idée ! Un autre, très bien informé, m'a décrit plusieurs rainettes et surtout sa préférée, celle aux yeux rouges.

J'étais surprise et impressionnée de recevoir de jolis cadeaux !
(La chaleur caniculaire a eu raison de quelques points de colle, rien d'irréparable).



Bien sûr, j'avais apporté quelques photos (et dessins) de rainettes.
J'ai passé une excellente journée grâce aux élèves, à leurs professeurs, aux bibliothécaires, et aux organisateurs.
Un grand merci à eux !
L'article de la Nouvelle République.
L'article de Centre Presse.

mardi 9 mai 2017

Papillons 2

Un papillon citron (1ère photo) plus coopératif qu'un papillon aurore (2ème), qui ne restait pas en place ;) La photo est à peu près nette, une chance !





dimanche 18 décembre 2016

mardi 7 juin 2016

Georges Rodenbach, Le règne du silence, extrait

En ces villes qu’attriste un chœur de girouettes,
Oiseaux de fer rêvant de fuir au haut des airs,
En des villes sans joie aux carrefours déserts
Où de rares passants, en grises silhouettes,
Se meuvent, balançant leur marche comme un glas,
On sent un froid silence uniforme qui plane ;
Si despotique, encor qu’il soit débile et las,
Qu’en lui tout cri se tait, que toute voix se fane,
Que même un bruit de pas déconcerte d’abord,
Que la moindre rumeur infinitésimale
Cause un trouble, paraît une chose anormale
Comme de rire auprès d’un malade qui dort.

Car le silence là vraiment s’atteste ! Il règne,
Il est impérieux, il est contagieux ;
Et le moins raffiné des passants s’en imprègne
Comme d’encens dans un endroit religieux.
Ah ! Ces villes, ce grand silence monotone
Qu’augmente un son de cloche en tombant de la tour ;
Ce silence si vaste et si froid qu’on s’étonne
De survivre soi-même au néant d’alentour
Et de ne pas céder à la mort qui délie…
L’eau s’en vint d’elle-même au-devant d’Ophélie.
Or le silence doux, dont l’eau nous circonvient,
Nous tente et nous entraîne à son tour dans des roses…
La ville est morte aussi… qu’est-ce qui nous retient ?
Et nous sentons vraiment comme l’ordre des choses !

Georges Rodenbach, Le règne du silence, Paysages de ville, extrait.
Cité par Alain Corbin, L’histoire du silence, Albin Michel, 2016.